Le Budget prévisionnel 2016 de Sciences Po : une nouvelle augmentation des frais d’inscription !

Mis en avant

Les élu-e-s étudiant-e-s ont reçu, hier soir, le Budget Prévisionnel 2016 de l’IEP de Paris !

Une hausse de 1 % des frais d’inscription est annoncée. Elle va  toucher plus de 5000 étudiant-e-s. Cette augmentation est inadmissible : la Fondation Nationale des Sciences Politiques (FNSP) prévoit un excédent budgétaire d’1,9 millions d’euros, soit 200 000 euros de plus que l’année dernière.

Cette hausse s’inscrit dans une dynamique continuelle. En 2014, la direction a augmenté les frais d’inscription de 1,3 %. En 2015, celle-ci était de 0,9 %. Bien que l’administration présente ces augmentations comme “dérisoires”, ces hausses successives des frais d’inscription viennent en réalité renforcer un modèle de financement de Sciences Po qui repose sur la contribution financière des étudiant-e-s.

 L’UNEF s’oppose à ce modèle qui ne garantit pas l’accès de toutes et tous à l’enseignement supérieur. C’est pourquoi, à long terme, nous demandons la gratuité de l’accès à l’enseignement supérieur. A court terme, il est urgent de stopper la fuite en avant observée ces dernières années et d’imposer un gel des frais d’inscription pour l’année 2016 et les suivantes !

L’UNEF appelle donc toutes et tous les étudiant-e-s à se mobiliser dès la semaine prochaine afin d’exiger le gel des frais d’inscription !

Lorsque les étudiant-e-s se sont mobilisé-e-s pour défendre la richesse de la vie associative à l’IEP en début de semestre, l’UNEF Sciences Po et les associations ont obtenu de la direction que les dotations annuelles aux associations soient pleinement rétablies, et qu’une dotation financière soit débloquée  pour assurer la pérennité des cours et de l’activité du Bureau Des ArtsL’expression et la mobilisation des étudiant-e-s est essentielle et efficace pour défendre ses conditions de vie et d’études : ce premier semestre le prouve.

Un comité de mobilisation, auquel sont conviées les organisations étudiantes qui souhaitent se mobiliser aux côtés de l’UNEF Sciences Po, sera organisé lundi 07 décembre à 14h30 au local syndical (56 rue des Saint Pères 3ème étage).

 

Conseil de Direction de l’IEP de Paris : Les élu-e-s UNEF s’opposent au budget 2016

Communiqué de Presse -UNEF Sciences Po

Ce matin, lors du Conseil de Direction de l’IEP de Paris, a été voté un avis concernant le budget prévisionnel 2016 de Sciences Po. Le Conseil de Direction de l’IEP de Paris ne donne qu’un avis sur le budget qui sera soumis demain au vote lors du Conseil d’Administration de la Fondation Nationale des Sciences Politiques (FNSP).

Les élu-e-s étudiant-e-s de l’UNEF ont fait le choix de voter contre ce budget qui prévoit une hausse des frais d’inscription et renforce un modèle économique dans lequel le financement de l’enseignement supérieur repose de plus en plus sur les étudiant-e-s et incite au désengagement de l’Etat.

Depuis 2003, année où a été mis en place le système régressif de frais d’inscription, la part des fonds publics est passée de 80% à 50% par étudiant-e. L’UNEF dénonce ce modèle économique et réitère sa volonté d’un réengagement de l’Etat tant à l’IEP que dans l’ensemble de l’enseignement supérieur.

De plus, cette hausse des frais d’inscription n’est pas justifiable puisque la direction de Sciences Po prévoit un excédent budgétaire de 1,9 millions d’euros pour l’année 2016, et a réalisé un excédent budgétaire de 2,65 millions d’euros en 2015.

Ce matin, le vote du nouveau réglement intérieur de l’IEP en Conseil de Direction a aussi représenté l’occasion d’évoquer la réforme des statuts de Sciences Po – engagée en 2013 après la crise de succession suite au décès de Richard Descoings. L’UNEF  a souligné que cette réforme n’a pas répondu aux attentes des étudiant-e-s notamment en terme de démocratie et de transparence dans le fonctionnement de Sciences Po.

Demain, mardi 15 décembre, le Conseil d’Administration de la FNSP se réunira pour voter le budget 2016 de Sciences Po. Jean Claude Casanova, condamné récemment par la cour de discipline budgétaire et financière pour les irrégularités dans la rémunération des anciens dirigeants de Sciences Po, présidera ce conseil. L’UNEF rappelle le manque de légitimité et le caractère non-démocratique du conseil d’administration de la FNSP, composé dans sa grande majorité par des membres cooptés et extérieurs à Sciences Po qui décident des choix budgétaires relatifs à l’IEP de Paris.

De plus, si cinq élu-e-s étudiant-e-s siégeront lors du vote du budget par le conseil d’administration, ceux-ci ne peuvent intervenir lors du conseil. Cette situation renforce l’illégitimité du Conseil d’Administration et un modèle de gouvernance qui ne laisse pas de place à l’expression de la voix des étudiant-e-s.

L’UNEF, ainsi que d’autres organisations de jeunesse de Sciences Po, appellent les étudiant-e-s à se mobiliser demain, mardi 15 décembre, devant le conseil d’administration de la FNSP pour empêcher le vote de la hausse des frais d’inscription, le modèle économique promu par Sciences Po ainsi que l’illégitimité du Conseil d’administration de la FNSP.

Reconnaissance du Front National à Sciences Po : Menaces personnelles et collectives contre les miltiant-e-s de l’Unef, l’extrême droite montre son vrai visage

Communiqué de Presse

Suite à l’obtention par le Front National Sciences Po des 120 soutiens nécessaire à sa reconnaissance à l’IEP de Paris, l’UNEF Sciences Po a proposé aux étudiant-e-s de venir s’exprimer sur l’extrême droite en collant des post-it sur un mur d’expression. La question : « Et pour toi, c’est quoi l’extrême droite ? ». L’objectif étant de permettre à tout-e-s les étudiant-e-s de s’exprimer sur le sujet, et non pas uniquement les 120 personnes ayant soutenu la reconnaissance du Front National Sciences Po.

La mise en place de ce mur d’expression a fait réagir l’extrême droite sur les réseaux sociaux. La publication sur la page facebook de l’Unef Sciences Po à ce sujet a été partagée par divers pages et militant-e-s d’extrême droite. Plusieurs d’entres eux/elles se sont aussi exprimé-e-s par des commentaires xénophobes, insultants voire menaçants sur la publication de l’Unef Sciences Po.

De plus, une militante de l’Unef Sciences Po a été visée personnellement par des menaces adressées par message privé à la page « Unef Sciences Po » ainsi que par des publications insultantes sur twitter. Deux plaintes seront déposées ce lundi, en son nom et au nom de l’Unef Sciences Po.

Ces réactions d’une grande violence nous montrent une fois de plus le vrai visage de l’extrême droite. Les premier-e-s défenseur-se-s du Front National sont membres de divers groupuscules d’extrême droite et tiennent un discours violent, ouvertement xénophobe, sexiste, homophobe et transphobe. Ce sont les mêmes qui en viennent à user de menaces personnelles et collectives envers les militant-e-s de l’Unef Sciences Po lorsque le syndicat étudiant rappelle sa volonté de lutter contre la diffusion des idées du Front National à Sciences Po.

L’UNEF réaffirme aujourd’hui sa détermination à lutter contre les idées d’extrême droite partout où elles s’exprimeront. L’UNEF invite toutes et tous les étudiant-e-s de Sciences Po interpellé-e-s par la reconnaissance du Front National à Sciences Po et ses conséquences à se rendre en assemblée générale ce lundi 5 Octobre à 14h45.

Reconnaissance du Front National à l’IEP de Paris : L’UNEF s’engage à s’opposer au Front National partout où il s’exprimera

Communiqué de Presse

Ce jeudi 1er Octobre a débuté la procédure de reconnaissance des associations à l’IEP de Paris. Cette procédure vise à faire reconnaître des groupement d’étudiant-e-s ayant un projet associatif, allant des groupements politiques aux associations culturelles, humanitaires ou sportives. Chaque association doit obtenir 120 soutiens pour être reconnue et chaque étudiant-e a deux voix pour soutenir des associations. Une fois la période d’expression des soutiens terminée, c’est la Commission Paritaire de l’IEP qui reconnaît officiellement les groupement d’étudiant-e-s.

Le Front National Sciences Po a obtenu en peu de temps les 120 voix requises. C’est d’abord le fait d’un détournement démagogique de la procédure de reconnaissance : en faisant de la reconnaissance de leur organisation un enjeu démocratique, et non un débat sur le fond de leur programme, ces militants dépolitisent la procédure de reconnaissance tout en prétendant y voir une vague d’adhésion à leurs idées.

On peut également s’interroger sur l’impact qu’a eu la couverture médiatique disproportionnée dont ont bénéficié ces quelques étudiants quant au résultat final.

L’UNEF Sciences Po se refuse à accepter la normalisation du discours du Front National véhiculée par la nouvelle légitimité dont se revendiquent les créateurs du FN Sciences Po.

Nous restons convaincu-e-s de l’incompatibilité entre les valeurs progressistes dont l’enseignement supérieur doit être un vecteur et le caractère profondément réactionnaire et démagogique de ce parti d’extrême droite. C’est aux côtés de toutes les organisations et associations progressistes de Sciences Po que nous continuerons de leur porter la contradiction.

Dès demain, l’UNEF Sciences Po et plusieurs organisations et associations signataires inviteront les étudiant-e-s, par un appel unitaire, à se réunir en Assemblée Générale ce lundi, afin de débattre des modes d’action contre les idées du Front National.

Réforme des statuts à l’IEP de Paris : la représentation étudiante en danger !

Communiqué de Presse

Le 24 septembre 2015,

Le cycle de réforme des statuts de Sciences Po, qui s’est ouvert en 2013 pour répondre aux besoins de transparence et de démocratie exprimés par les différents acteurs et actrices de l’établissement, est en train de se clore.

Le conseil de Direction de l’IEP de Paris à ce lundi été informé du projet de décret concernant les statuts de l’IEP de Paris. L’UNEF souhaite interpeller le ministère sur la menace que fait peser ce décret sur la représentation des étudiant­-e-­s dans les conseils. Le passage des mandats étudiants de 1 à 2 ans pour le Conseil de l’IEP (actuellement nommé Conseil de Direction) et la réduction du nombre d’élu­-e-­s doctorant-­e-­s en sont les éléments les plus représentatifs.

L’UNEF a d’ores et déjà tenté d’attirer l’attention du Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche sur la menace que représente le passage des mandats étudiants d’un à deux ans pour la représentation des étudiant­-e-­s. Il ne serait pas possible pour les organisations étudiantes de construire des listes avec des élu-­e-­s en capacité de siéger durant l’intégralité de leur mandat, du fait de la structure de la scolarité spécifique à l’IEP de Paris, avec une troisième année à l’étranger, un départ fréquent en césure et le semestre “hors les murs” en master. Les organisations étudiantes représentatives, même avec le système de suppléant­e­s, ne seront pas en capacité d’assurer des mandats de deux ans.

De plus, l’organisation d’élections seulement tous les deux ans limiterait l’expression démocratique des étudiant­-e-­s. Celles et ceux en première année lors des élections ne pourraient voter en présentiel qu’une seule fois durant toute leur scolarité : ils seront en troisième année lors des élections suivantes et certainement en semestre hors les murs de master lors du dernier cycle d’élections de leur scolarité à Sciences Po.

L’UNEF exige une procédure dérogatoire à celle prévue par le code de l’éducation, avec des mandats étudiants d’un an au Conseil de l’IEP, au Conseil de la Vie Etudiante et de la Formation et au Conseil Scientifique afin de s’adapter à la spécificité de la scolarité à l’IEP. De telles dérogation au code de l’éducation existent déjà pour d’autres établissements d’enseignement supérieur tels l’ENS (École Normale Supérieure).

La représentation des doctorant­-e-­s en Conseil Scientifique est elle aussi menacée par ce projet de décret. Les représentant­-e-­s des doctorant-­e-­s étaient au nombre de six dans l’ancien Conseil Scientifique. Le projet de décret pour les nouveaux statuts prévoient de réduire leur nombre de moitié, ce qui paraît abusif. Afin qu’il n’y ait pas un écart substantiel entre le nombre d’élus enseignant­-e-­s ­chercheur­-se­-s et d’élu-­e-­s doctorant­-e-­s, il conviendrait que les représentant-­e-­s doctorant-­e-­s soient au moins de cinq. Une proportion de 3 élu­-e-­s doctorant­-e­-s sur 39 membres en Conseil Scientifique est clairement insuffisante! Les élu­-e-­s doctorant­-e-­s doivent être associés à l’élaboration de la politique de recherche de Sciences Po et pour cela, leur présence en Conseil Scientifique ne peut pas être uniquement symbolique !

L’esprit de la réforme des statuts était de donner plus de pouvoir à la représentation des étudiant-­e-­s et enseignant-­e-­s et non pas le contraire ! L’UNEF demande donc au ministère de l’enseignement supérieur de veiller à ce que le décret fixant les nouveaux statuts de l’IEP renforce et n’affaiblisse pas la représentation étudiante !

Une circulaire pour défendre les droits des étudiant-e-s en césure : Sciences Po doit l’appliquer !

Le 22 juillet 2015, le ministère de l’éducation national a publié une circulaire concernant la mise en place de l’année de césure dans les établissement d’enseignement supérieur. Cette circulaire, très attendue par l’UNEF, permet de fixer un cadre juridique pour protéger les étudiant­-e-­s en césure et faire en sorte que cette expérience extra­curriculaire se fasse dans leur intérêt.

A Sciences Po, l’année de césure est une pratique assez courante et conseillée mais les étudiant­-e-­s se heurtent à de nombreux obstacles, notamment financiers, lorsqu’ils/elles souhaitent partir en césure.

L’année de césure est un outil d’émancipation individuelle qui doit permettre aux étudiant-­e-­s de développer un projet, et d’acquérir de nouvelles connaissances qui devront être valorisées. En cela, l’UNEF est très attachée à ce que la césure soit accessible à toutes et à tous et c’est pour cela que l’UNEF demande, depuis de nombreuses années, à ce que les étudiant-e-­s en année de césure bénéficient d’une exonération totale des frais de scolarité.

La circulaire césure publiée en juillet répond en partie à cette revendication. Lorsqu’aucun accompagnement pédagogique ne sera fournit par l’établissement, une exonération totale des frais d’inscriptions (hors sécurité sociale étudiante) devra être appliquée. Cette circulaire précise aussi que tout­-e étudiant-­e doit être en droit de refuser un accompagnement pédagogique.

Attention cependant, cette obligation d’exonération des frais d’inscriptions ne s’applique pas pour les étudiant­-e-­s effectuant un stage conventionné durant leur année de césure. Les stages en césure s’inscrivent dans le cadre de la loi dite “stages” de 2014 (non respectée par Sciences Po), et doivent donc être inscrits d’un volume minimale de 200h pédagogiques par an.

Ci dessous un schéma afin de comprendre plus facilement :

césure

Sciences Po ne fournit actuellement aucun accompagnement pédagogique aux étudiant­-e-­s en césure en stage, se mettant ainsi en situation de non-­conformité avec la loi stage de juillet 2014, il en est de même pour les stages en troisième année.

L’UNEF Sciences Po demande à ce que des groupes de travail soient mis en place, en incluant les élu­-e-­s étudiant­-e-­s, afin de réfléchir à l’installation d’un réel dispositif d’accompagnement pédagogique pour les étudiant­-e-­s partant en stage.

L’inscription des stages dans un volume pédagogique minimal permet aux étudiant­-e-­s d’avoir une perspective plus complète sur leur stage et d’assimiler au mieux les compétences et les connaissances. Cela permet aussi de s’assurer du respect des droits des stagiaires

Une véritable réflexion doit être menée pour trouver les moyens de faire appliquer la loi stage à Sciences Po, dans l’intérêt des étudiant-e-s. Sciences Po ne peut en aucun cas déroger à la loi.

Nous exigeons que l’école se mette le plus rapidement possible en conformité avec la loi stage et la circulaire césure, sans que cela ait quelconque répercussion sur les frais d’inscriptions, dont l’augmentation doit être gelée pour tout­e­s les étudiant­-­-s

L’UNEF restera vigilante afin que ce dispositif permette réellement l’émancipation de toutes et tous les étudiant­-e-s.

 

Entrée du Front National à l’IEP de Paris : Sciences Po et ses étudiants n’ont pas à servir de tribune pour le front national

Communiqué de Presse

Le 28 août 2015,

Le 27 août 2015, un groupe d’étudiants de l’IEP de Paris a rendu publique sa volonté de faire du Front National un groupement reconnu à Sciences Po, profitant de la réputation de l’établissement pour réoccuper la scène médiatique.

Si tout groupement étudiant est libre de se présenter lors de la procédure de reconnaissance des associations, conformément au règlement de la vie étudiante, l’UNEF considère que le Front National et l’extrême droite n’ont pas leur place à Sciences Po, dans l’enseignement supérieur.

L’extrême droite française, et notamment le Front National, portent un projet de société profondément excluant, dans lequel celles et ceux n’ayant pas la “bonne” couleur de peau, la “bonne” religion ou encore la “bonne” orientation sexuelle n’auraient pas leur place. Ce projet entre en totale contradiction avec notre mission de défense de l’intégralité des étudiants et avec le projet de transformation sociale porté par la jeunesse, et par l’UNEF qui s’en fait le porte voix. Celui d’une société de l’égalité, démocratique et solidaire.

Nous refusons la dédiabolisation du Front National, qui ne doit en aucun cas franchir un cap supplémentaire. L’UNEF estime que l’octroi du statut d’association reconnue au Front National acterait d’une dangereuse normalisation du discours haineux porté par ses représentants. C’est pour cela que l’UNEF se doit de contrer méthodiquement l’argumentaire de l’extrême droite dans l’enseignement supérieur mais aussi dans la société tout entière.

Bien consciente de la stratégie médiatique du Front National, l’UNEF demande à l’administration d’être particulièrement vigilante vis à vis des propos discriminatoires dont le Front National est coutumier. Ceux-ci sont inacceptables, particulièrement au sein d’un établissement d’enseignement supérieur qui a vocation à l’émancipation.

Sciences Po et ses étudiants n’ont jamais servi de tribune au Front National et n’ont pas vocation à le devenir. C’est pourquoi l’UNEF se mobilisera toujours face à la montée de l’extrême droite.

Jean Claude Casanova renvoyé devant la cour de Discipline Budgétaire : quels antécédents, et quelles implications?

Ces derniers temps on parle beaucoup de Sciences Po dans les médias et du fait que Jean Claude Casanova, Président de la Fondation Nationale des Sciences Politiques (FNSP) est renvoyé devant la cour de Discipline Budgétaire et Financière dans “l’affaire des salaires de Sciences Po”. Pour la majorité de celles et ceux arrivé-e-s après 2012 à Sciences Po cette nouvelle peut être surprenante ou incomprise. L’UNEF Sciences Po a donc décidé de faire un petit rappel des évènements qui ont précédé cette nouvelle et de toutes ses implications.

La FNSP qu’est ce que c’est et quel est son rôle?

A Sciences Po il y a deux entités : la FNSP et l’IEP. La FNSP, Fondation Nationale des Sciences Politiques est l’entité privée de Sciences Po. Son Conseil d’administration vote le budget, le montant des frais d’inscriptions,.. C’est la FNSP qui est propriétaire ou loue les bâtiments utilisés par l’IEP et qui engage son personnel.

Tu souhaites avoir plus d’informations sur le fonctionnement interne de Sciences Po? Regarde cette vidéo !

L’Affaire des « salaires de Sciences Po » et son imbrication dans la crise de succession qu’à traversé Sciences Po en 2012-2013 :  

L’affaire des « salaires de Sciences Po » comme elle est actuellement appelée par la Presse est imbriquée dans une crise plus large : celle de la succession à Richard Descoings, retrouvé mort le 3 avril 2012.

22 Novembre 2012 : La Cour des Compte publie son rapport sur Sciences Po. Elle met en lumière des défaillances dans la gestion de Sciences Po et surtout les salaires et primes exorbitantes touchées par les dirigeants de Sciences Po.

C’est pour ces faits que Jean Claude Casanova est aujourd’hui renvoyé devant la cour de Discipline Budgétaire et Financière : la cour des compte et le procureur de la République estiment qu’en temps que Président de l’instance qui gère le budget de Sciences Po il a ses responsabilités dans la mauvaise gestion financière dénoncée par la cour des comptes.

Ce rapport de la cours des compte tombe alors qu’une procédure de succession vient d’être mise en place par Jean Claude Casanova et Michel Pébereau (alors Président du Conseil de Direction de l’IEP) sans grande transparence. Hervé Crès, bras droit de Richard Descoings est tout d’abord nommé. Seulement, la Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche n’accepte pas cette nomination (et pour cause, Hervé Cres sera quelques temps après mis en cause personnellement par la cour des comptes) et nomme un administrateur provisoire.

L’UNEF publie alors un communiqué de Presse dans lequel elle demande une procédure plus transparente et démocratique pour la procédure de succession à Richard Descoings et la démission de Jean Claude Casanova et de Michel Pébereau, qu’elle estime en partie responsables des mauvaises gestions qui ont pu avoir lieu à Sciences Po.

La revendication de la démission de Jean Claude Casanova prendra de l’ampleur dans les mois suivants, jusqu’à conduire à l’occupation de l’amphithéâtre Emile Boutmy, durant deux nuits consécutives, au moment du vote par les conseils pour la nomination d’un certain « Frédéric Mion », pour contester l’opacité de la procédure de nomination du directeur de l’IEP.
L’Assemblée générale qui a voté l’occupation de l’amphithéâtre Emile Boutmy avait aussi voté comme étant sa principale revendication la démission de Jean Claude Casanova.

Pour en savoir plus sur la crise de succession à l’IEP nous vous conseillons cette vidéo ainsi que tous nos articles sur la question :
Transparence et Démocratisation, des exigences syndicales pour le futur de l’IEP
Succession de Richard Descoings, où en est-on?
Conseil de Direction du 30 Octobre
Désignation du directeur : malgré les progrès une procédure démocratique reste encore à élaborer 
Une procédure bancale et toujours pas d’engagement des candidats
Election de Frédéric Mion : Et maintenant? 

Cette crise de succession, tout comme l’affaire des « salaires de Sciences Po », démontre un manque de démocratie interne à l’IEP.
Les étudiant-e-s n’ont pas de représentant-e-s permanent-e-s au Conseil d’Administration de la FNSP, contrairement à ce qui se fait dans toutes les universités de France. Les conseils dans lesquels sont présent-e-s les représentant-e-s étudiant-e-s n’ont pas de pouvoir décisionnel sur le budget. Pourtant, les frais d’inscriptions représentent près d’un quart du budget de Sciences Po !

C’est une des raisons pour lesquelles l’UNEF a demandé une réforme des statuts, qui est en cours depuis maintenant plus de deux ans !
L’UNEF espère que cette réforme reviendra rapidement devant les conseils et permettra de réelle avancées démocratiques dans la gouvernance de Sciences Po !
En attendant, un petit rappel des revendications de l’UNEF pour la réforme des statuts, ici !

 

 

Nouvellement admis-e-s à Sciences Po? L’UNEF t’aide à bien préparer ta rentrée !

L’UNEF souhaite la bienvenue à toutes et tous les nouveaux-elles admis-e-s à Sciences Po !

Tout au long de l’année l’UNEF est présente à Sciences Po pour t’informer, te défendre et organiser la solidarité entre les étudiant-e-s.

Pour t’accompagner dans la préparation de ta rentrée l’UNEF te propose de feuilleter son guide de pré-rentrée ! Ce guide te permettra de préparer sereinement ton arrivée à Paris et/ou à Sciences Po et de dissiper tes doutes au sujet des inscriptions pédagogiques !

A la rentrée, l’UNEF organisera des réunions de pré-rentrée les 21 et 24 août ! Lors de ces réunions, nous te donnerons toutes les informations dont tu as besoin pour bien réussir tes inscriptions pédagogiques et ton année à Sciences Po ! Tu pourras aussi y poser toutes tes questions, nous serons là pour y répondre.

N’oublie pas de suivre notre page facebook pour avoir les horaires de ta réunion de pré-rentrée ! 

 

Sciences Po t’as envoyé toute une liste de livres et tu ne sais pas comment les acheter? Pas de stress l’UNEF s’occupe de tout ! 

Tout d’abord il n’est pas nécessaire d’acheter et de lire tes livres avant la rentrée, tu auras tout le temps de le faire après ! En septembre, l’UNEF met en place une grande bourse aux livres lors de laquelle les étudiant-e-s des années supérieures vendent leurs livres aux étudiant-e-s des années inférieures. Ça leur permet d’avoir un peu plus d’argent à la rentrée et ça te permet d’avoir tes livres à des prix abordables : c’est ça organiser la solidarité ! 

En attendant la rentrée, si tu as un doute, une question, un problème, n’hésite pas à nous contacter sur facebook ou par mail : unef.sciencespo@gmail.com !

Toute l’équipe de l’UNEF Sciences Po te souhaite un bel été !

Frais de scolarité en stage et en césure : l’hypocrisie d’un système au grand jour

Alors que le budget repose à 28% sur les frais d’inscription payés par les étudiants, Sciences Po choisit la fuite en avant. En encourageant le désengagement de l’Etat en se dotant de ressources propres, la viabilité financière de l’établissement repose à présent pour presque un tiers sur la capacité des étudiants à payer pour étudier. Alors que l’IEP se démocratise et que la crise frappe les familles, cette capacité va décroissante.

Pour survivre à cette contradiction, la direction, plutôt que d’interroger le retrait de l’Etat (investissement par étudiant deux fois moins important qu’il y a dix ans), choisit la fuite en avant. Trois moyens s’offrent à elle, qu’elle a tous saisis : l’augmentation du montant (+1,3% en 2014), la discrimination entre étudiants (les étudiants étrangers hors UE paient automatiquement le maximum, et ils sont de plus en plus nombreux à Sciences Po), et des « surcoûts ».

En faisant payer 100% de leurs frais de scolarité aux étudiants en stage de 3A, 25% aux étudiants pour une année de césure ou encore 25% pour les étudiants en certificat d’aptitudes managériales (qui sert souvent aux étudiants de conserver le statut d’étudiant pour effectuer des stages après leur M2 en attendant de trouver un emploi stable), c’est ce troisième levier qu’active Sciences Po : faire payer des étudiants qui ne coûtent rien à l’établissement.

Les frais d’inscription sont un frein à l’autonomie et un accélérateur de la précarité. Ils poussent les étudiants vers la dépendance envers leur famille, le salariat et l’endettement. En exigeant des étudiants de payer des frais d’inscription, elle contraint leur choix d’études et de parcours. Seul un réinvestissement massif de l’Etat pourra garantir l’égalité et l’autonomie des étudiants : étudier est un droit, pas un privilège.

L’UNEF dénonce l’hypocrisie du système des frais d’inscription et demande à la direction de mettre fin à sa fuite en avant, illustrée par l’énième augmentation des frais d’inscription votée en décembre, que la mobilisation de l’UNEF avait fait diminuer de 3% à 1,3%. L’UNEF soutient la pétition pour la révision des frais de scolarité des étudiants en stage, revendique la gratuité de l’année de césure et l’intégration des étudiants étrangers au barème dégressif.

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