La réforme des langues, suite des péripéties !

Vous vous en souvenez surement, la réforme des langues votée l’an dernier impliquait la fin des évaluations semestrielles et des bi-classes, valorisait la place active des étudiants dans leur apprentissage des langues, mais la diplomation de Sciences Po était en contrepartie conditionnée par l’obtention d’un niveau C1 évalué par une certification couperet.

L’UNEF a eu position très claire sur ce point : Elle s’est toujours positionnée pour l’autonomie qu’instituait la réforme. Cependant, nous nous sommes opposés à la mesure couperet que constituait la certification obligatoire en M2. En effet, elle conditionne la validation de l’ensemble des compétences et savoirs acquis pendant les 5 ans à SciencesPo à la seule note de l’IELTS. Que le niveau d’anglais soit évalué en fin de cursus au même titre que les autres modules est une chose, qu’il détermine l’obtention du diplôme en est une autre, surtout lorsque l’on sait que les étudiants issus des sites délocalisés ont moins pratiqué leur anglais que les parisiens, et qu’ils ne peuvent faire valoir leurs compétences dans d’autres langues. Ainsi l’UNEF se positionne pour une évaluation du niveau d’anglais en fin de formation à condition cependant qu’elle soit gratuite et que sa réussite ne conditionne pas à elle seule l’obtention du diplôme.

Nous nous sommes néanmoins battus pour obtenir la gratuité de cette certification et son financement intégral par l’IEP. Alors même que les masters nouvellement inscrits à partir de 2009 payeront jusqu’à 12000 leur année, il était inconcevable pour l’UNEF de voir une nouvelle fois les étudiants lésés par la politique de financement injuste et désastreuse de Sciences Po. Cette revendication a été prise en compte, et il vient d’être proposé aux étudiants de M2 de passer gratuitement leurs épreuves d’IELTS cette année.

L’UNEF se satisfait de cette mesure, qui offre à tous les étudiants de M2 de sortir de Master avec une certification externe, ce qui est très positif. Par ailleurs, il ne s’agit pas de se réjouir trop vite de cette avancée. Elle ne signifie en rien la volonté de Sciences Po de réorienter sa politique sélective. Nous restons donc vigilants quant à l’extension de ce système « couperet »

pour le bachelor, et suivrons de près la mise en place de cette mesure sur le long terme.

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