Le 9 et 10 février je vote UNEF : contre la sélection en master !

Aujourd’hui la sélection qui s’instaure à l’entrée des différents masters de Sciences Po est une véritable atteinte à l’autonomie des étudiants… C’est pourquoi nous nous positionnons contre, et vous invitons à voter UNEF le 9 et 10 février, afin que vos élus étudiants puissent défendre le droit qu’ont les étudiants de choisir librement leur domaine d’études !

Depuis plusieurs années, Sciences Po a mis en place trois instruments de sélection entre le premier cycle et le master.

1. En Février 2009, une hausse drastique des frais de scolarité est votée, ainsi que l’instauration de la différenciation du montant de ces derniers entre les cycles. Cette différenciation des frais de scolarité, jusqu’à 3 600€ d’écart d’une année à l’autre !- constitue une sélection sociale scandaleuse. Que la direction et les autres syndicats (ayant tous voté pour ce principe) aillent se justifier par exemple auprès des étudiants étrangers, qui, boursiers ou non, qui vont devoir payer 12 500 euros à leur arrivée en Master !

2. L’« écolisation », transformation progressive des masters en écoles au rythme d’une par an, donne à ces masters plus autonomes l’objectif de « rentabiliser » leurs formations. Elles en sont conduites à ajuster leur recrutement sur le taux d’insertion à court-terme de leurs diplômés et à instaurer des processus de sélection à leur entrée. L’UNEF dénonce la montée croissante d’une sélection, rappelons-le illégale, et défend fermement le choix par l’étudiant de son cursus de formation.

3. Le dernier instrument, plus ambigu, part d’une revendication historique de l’UNEF votée en 2009 : la mise en place d’un bachelor de fin de premier cycle. Dès son instauration, nous nous sommes promis de rester vigilants : en effet, le bachelor, s’il nous l’espérons comme une porte de sortie bienvenue, si souhaitée, après la 3A, peut également se transformer en un réel siège éjectable pour des étudiants ne l’ayant pas choisi. Ce qui nous amène à nous interroger sur la valeur de ce même bachelor : quelle sera la crédibilité d’un diplôme qui ne garantit même pas l’accès à la poursuite de nos études ?

C’est aujourd’hui un fait, la sélection s’installe à grands pas entre le Bachelor et les Masters de l’IEP. Cet été, 10 étudiants de Sciences Po sur 50 qui avaient demandé à intégrer l’école de la Communication, officiellement non-sélective, se sont vus refuser l’accès au master de leur choix. L’UNEF est alors intervenue et a obtenu la réintégration de trois d’entre eux.

Les masters Affaires Publiques et Finance sont les plus réputés, pourtant, ils ne sont pas sélectifs. Pourquoi alors introduire une sélection, illégale et arbitraire, dans les autres filières ? Encore une fois, la logique « court-termiste » (voir ci-contre) prime le souci de pédagogie et de formation, alors même que les débouchés sont extrêmement variables selon la période. Au lieu de donner les moyens à chaque filière d’être efficace dans sa pédagogie et d’investir dans un vrai service d’orientation, on trie sur le volet un quota d’étudiants afin d’être sûr que les sondages TNS-SOFRES seront satisfaisants.

L’UNEF propose au contraire une véritable politique d’orientation, dont la mise en place du Forum de l’orientation fait partie intégrante. Bien évidemment, chacun prendra en compte les débouchés dans son choix de master -en atteste la diminution des effectifs en Finance & Stratégie depuis la crise- mais la motivation éclairée et le projet personnel doivent être les seuls déterminants de la poursuite d’études. Parce que nous avons tous le droit de choisir la voie dans laquelle nous voulons construire notre vie professionnelle et alors que nos diplômes nous délivrent une formation qui permet de franchir les rigidités à court-terme du marché du travail, nous exigeons le maintien du libre accès des étudiants au master de leur choix !

Ainsi, l’UNEF Se mobilisera pour :

La fin de la sélection dans les écoles, et la garantie que les prochaines écoles ne seront pas sélectives. La volonté et la motivation des étudiants doivent être respectées, tout comme les droits étudiants et les textes votés en conseils !

Une vraie politique d’orientation, avec une nformation complète disponible tout au long du cursus et la possibilité d’entretiens individuels réguliers.

L’’ajustement des frais de scolarité de master sur ceux des premier cycles.

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