Résultats des élections du CROUS : l’UNEF majoritaire malgré l’abstention !

Vous le savez tous maintenant, les élections des élus étudiants aux conseils d’administration du CROUS ont eu lieu dans la grande majorité des académies la semaine dernière (reste la Réunion, où les étudiants éliront leurs représentants demain). A Sciences Po vous nous avez renouvelé notre confiance et nous vous en remercions ! Avec 75% des voix (campus délocalisés compris), et malgré une faible participation, c’est bien la preuve que les étudiants, en votant UNEF, font le choix de représentants qui défendent un projet clair et ambitieux. Revenons un peu ici sur les résultats et enjeux de ce scrutin. Vous pouvez également retrouver l’analyse de l’UNEF avec son communiqué de presse national.

L’UNEF en tête du scrutin…

L’UNEF arrive en tête de ce scrutin, avec 66 élus et rassemble 32,1% des voix. Par ces résultats, qui font suite à la progression de l’UNEF lors des élections aux conseils d’université cette année (+53 élus par rapport à 2008, soit 13% d’élus supplémentaires), elle confirme sa place de première organisation étudiante. Cette tendance se vérifie à l’IEP avec des résultats très honorables :  avec 488 votes UNEF sur 660 votants notre progression, de 50% des voix il y a deux ans à 75% cette année, fait écho à notre progression lors des élections syndicales il y a un mois et demi de ça.

Ainsi, grâce à vos voix, l’UNEF obtient 3 élus sur 7 au CROUS de Paris, parmi lesquels une étudiante de Sciences Po titulaire et un suppléant. L’UNEF en étant majoritaire sur quarante-cinq bureaux de votes sur Paris croit à la force du message envoyé par les étudiants ! Celle d’un soutien au projet de statut social étudiant, accompagné de son allocation d’autonomie ! Plus qu’élire des représentants sérieux et combatifs afin d’obtenir des avancées concrètes, le vote UNEF représente aussi l’adhésion à une vision globale de l’Enseignement Supérieur, celle qui croit en la nécessité d’une autonomie des étudiants.

Les élections du CROUS, nous l’avons rappelé, sont un enjeu national majeur. Elles n’ont lieu que tous les deux ans et sont donc l’occasion d’adresser un message fort aux acteurs de l’enseignement supérieur, et au premier de ceux-ci, au gouvernement. En s’appuyant sur ses bons résultats, l’UNEF se trouve en mesure de réclamer des mesures d’urgence face à la précarité étudiante. Et en premier lieu, le financement du dixième mois de bourse pour qu’il soit mise en place dès septembre prochain, et concernant le CROUS le versement des bourses au début de chaque mois, la construction de cités universitaires afin de rattraper le retard accumulé…

Ces élections enfin, confirment la bipolarisation du milieu étudiant, entre l’UNEF et les associations corporatistes de filières. La quasi disparition de la droite universitaire (Mèt, ex-UNI), avec 5 élus au niveau national. Cette faiblesse des résultats est bien la preuve qu’une « alternative » syndicale, sans autre ambition que l’opposition à l’UNEF, n’a pas lieu d’être quand les étudiants optent pour un projet.

… malgré une participation trop faible

Ce scrutin est marqué par l’importante démobilisation des étudiants, particulièrement au sein des universités. Malgré l’importance du scrutin il convient de noter, dans notre académie comme ailleurs, la faiblesse de la participation… Sciences Po échappe à cette tendance avec 150 votants de plus qu’il y a deux ans. Ce dont il faut bien sûr se féliciter !

Après 75% d’abstention des moins de 25 ans lors des élections régionales, l’abstention à ce scrutin confirme la morosité électorale des jeunes. L’inquiétude face à l’avenir, les difficultés sociales et le sentiment d’être abandonné des pouvoirs publics face à une crise qui frappe durement les jeunes ont accru le repli sur soi et la désillusion démocratique. Pour redonner confiance aux étudiants, les engagements des acteurs de l’enseignement supérieur doivent être tenus, les élus étudiants au sein du CNOUS comme du CNESER doivent être écoutés… Les politiques actuelles ne correspondent pas à ces objectifs.

C’est à l’UNEF, en tant que syndicat majoritaire, que revient cette tâche de redonner à chacun foi en la démocratie étudiante. De par sa combativité, de par ses propositions réfléchies, de par sa volonté de se faire entendre, et à travers elle, de faire entendre la voix de tous les étudiants de France.

Au niveau local comme national, l’UNEF est mobilisée plus que jamais, renforcée de la confiance qui lui est accordée. Ce scrutin est une nouvelle avancée vers un réel statut social de l’étudiant et des réponses face à l’urgence sociale et à la crise.

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