Mardi 7 septembre défendons nos retraites !

Depuis la réforme Fillon de 2003 sur les retraites, suivie de la réforme des régimes spéciaux de 2007, la droite ne cesse ses attaques contre le système de retraite par répartition. Le projet du gouvernement est simple : détruire les acquis sociaux. Aujourd’hui, ce qui est remis en cause par le projet de réforme des retraites est un acquis fondamental des travailleurs : partir à la retraite, de plein droit, avec un montant suffisant et à 60 ans.

Les jeunes sacrifiés par un projet fait en leur nom

Le système par répartition garantit une solidarité nationale et intergénérationnelle. Son principe est simple : nous cotisons pour soutenir les inactifs d’aujourd’hui. Cela permet une mutualisation des risques et un financement équitable. Il existe, c’est un indéniable,une évolution démographique qui pose une question sur la viabilité de notre système par répartition. Cependant, en limitant le débat à un nouvel allongement de la durée de cotisation, le gouvernement adresse aux jeunes un message implicite, mais clair : la retraite ce n’est plus pour vous ! Jeunes en insertion, salariés ou étudiants, c’est sur nous que reposera le financement du système de retraite dans les années à venir, et c’est nous qui subirons toute modification du système actuel. Nous refusons d’être les grands oubliés d’un débat qui nous concerne !

Cette réforme qui se fait soit disant en notre nom, n’est en fait qu’un pas de plus vers une baisse des pensions et vers l’individualisation des cotisations via un système par capitalisation. Nous refusons la logique d’une retraite basée sur la capitalisation individuelle, inefficace économiquement et inégalitaire socialement. Nous dénonçons la double peine que nous imposerait un nouvel allongement de la durée de cotisation ou un recul de l’âge légal de départ en retraite: nous finançons les pensions d’aujourd’hui, nous refusons d’avoir à épargner en plus pour nos vieux jours dans des fonds de pension qui peuvent être ruinés du jour au lendemain !

La situation des femmes aggravée

Aujourd’hui les retraites des femmes sont inférieures de 38% à celles des hommes et plus de la moitié des retraitées touchent une pension inférieure à 900€. De plus, les femmes sont nombreuses (30% des salariées) à liquider leurs droits à la retraite à 65 ans faute de n’avoir pu rassembler avant le nombre de trimestres nécessaires pour toucher une pension à taux plein. Les hommes, moins touchés par les carrières précaires, sont 5% dans ce cas. Or, le taux d’emploi des femmes de plus de 60 ans est très faible (4,3%). Elle sont donc nombreuses avant 65 ans à connaître une situation de chômage ou de précarité.

La réforme proposée ne ferait qu’empirer cette situation inégalitaire et précaire ! Reculer l’âge légal de départ de 60 à 62 ans et l’âge de départ à taux plein de 65 à 67 ans c’est allonger cette période de précarité et faire baisser le niveau des pensions des femmes, déjà très bas et plus bas que celui des hommes.

Allonger la durée de cotisation pour diminuer les pensions

Les travailleurs partent en moyenne, selon les données du COR, à la retraite entre 58 et 59. Et ce, dans un contexte de chômage croissant des jeunes et des seniors. Allonger la durée de cotisation ne permettra pas de répondre à ce problème, et surtout, ne changera en rien les départs anticipés lié à l’inactivité. En revanche, cela baissera inévitablement le niveau des pensions, l’âge de départ pour toucher une retraite à taux plein reculant.

Cette baisse générale des niveaux de pensions va s’ajouter à la précarité sociale déjà existante. Que ce soit pour les travailleurs à faibles revenus condamnés à toucher une retraite misérable, pour les femmes dont les revenus et les retraites sont déjà bien inférieures en moyenne aux hommes, ou pour les jeunes, dont l’avenir est de plus en plus en incertain. En effet aujourd’hui l’âge moyen du premier emploi stable est en augmentation, autour de 27 ans. Avec un chômage persistant et des « parcours à trous », qui sait à quel âge nous partirons à la retraite, et avec quel niveau de pension ?

L’UNEF, à l’origine d’un collectif rassemblant 21 organisations, s’oppose à ce projet de loi et s’engage pour une autre réforme :


– Protéger et pérenniser le système de retraite par répartition, afin de garantir une retraite à 60 ans et à taux plein.

– Trouver de nouvelles sources de financement, taxer les stocks options et les revenus financiers, supprimer le bouclier fiscal et les exonérations patronales, élargir l’assiette des cotisations…

– Prendre en compte l’évolution de notre société, en permettant la validation dans le calcul des retraites des années d’études, de stages, et de périodes d’inactivités forcées.

Jeunes, actifs et retraites toutes et tous dans la rue mardi 7 septembre pour
défendre une retraite par répartition, à 60 ans et à taux plein ! RDV en Péniche à 13 pour un départ de

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