Une procédure bancale et toujours pas d’engagements des candidats

Le Conseil de direction réuni lundi 25 février pendant près de cinq heures a débattu de la procédure de nomination d’un nouveau directeur ou d’une nouvelle directrice de l’IEP.

 

Le Conseil de Direction a d’abord élu Vincent Martigny vice-président enseignant et Raphaëlle Rémy-Leleu (UNEF) vice-présidente étudiante, et Renaud Dehousse président du Conseil de Direction, mettant ainsi fin à 24 ans de présidence du Conseil par Michel Pébereau. Après un point d’information sur le budget prévisionnel 2013, le Conseil de Direction a longuement abordé la question de la procédure de désignation du successeur de Richard Descoings. Une grande partie des membres du Conseil a dénoncé les nombreuses limites de l’action du comité de recherche, chargé de « rechercher » les meilleurs profils parmi les 32 candidats à la direction de l’IEP. Ce comité, supposé être l’instrument et le relai des conseils de Sciences Po, a en effet outrepassé ses compétences en sélectionnant deux fois des listes de candidats sans même informer les conseils des dossiers en lice, et en ne respectant pas pleinement les quatre critères de sélection établis par les conseils, soit : la connaissance de Sciences Po, de l’enseignement supérieur, du paysage administratif français et l’ouverture internationale. La dernière pré-sélection par le comité de recherche n’a d’ailleurs pas fait l’objet d’un vote hiérarchisé contrairement à ce que laissait entendre la newsletter de l’administration de Sciences Po. Le rapporteur du comité Jean Gaeremynck n’a donc pas joué son rôle car les conseils n’ont pas été informés de toute la procédure en ne disposant toujours pas des noms des 32 candidats et n’ayant pas pu procéder eux-mêmes aux auditions des premiers candidats pré-sélectionnés. Beaucoup d’élus étudiants, enseignants et salariés ont à nouveau appris par voie de presse les noms et projets de certains candidats plutôt que par voie interne. L’abandon de Louis Vogel qui conteste cette nouvelle procédure souligne lui aussi une partie de ces travers.

 

Alors que le mandat de Jean Gaeremynck prendra fin dans les jours à venir, les exigences de calendrier imposées à Sciences Po sont mises en avant par l’administration pour mettre fin aux débats sur la transparence de la procédure de nomination du successeur de Richard Descoings. Le Conseil de Direction se réunira exceptionnellement ce jeudi 28 février pour auditionner les derniers candidats et donner un avis au Conseil d’Administration de la FNSP, mais la direction refuse de soutenir l’organisation d’un débat public des candidats mercredi 27 février au soir, une idée pourtant défendue en commun par toutes les organisations étudiantes représentatives (ESP, Mét, UNEF) pour connaître les éléments de fond relatifs à leur projet pour Sciences Po en termes de pédagogie, de scolarité, d’aide sociale, de vie étudiante.

 

Nous appelons les étudiants, enseignants et salariés de Sciences Po à se réunir mercredi 27, à 19h15 en Boutmy pour exiger la tenue de ce débat, ainsi qu’une procédure plus transparente. Nous espérons ainsi engager les candidats sur de vrais points de programmes et sur les enjeux pour l’amélioration des conditions d’études à Sciences Po.

 

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