Frais d’inscription injustes dans le double-diplôme Sciences Po-HEC : l’UNEF exige la fin des dérogations à la règle de dégressivité

Les étudiants du double-diplôme Sciences Po-HEC subissent des frais d’inscription dérogatoires. Nous voulons qu’ils aient accès au système de frais dégressifs comme les autres, cette année et les suivantes.

Le double-diplôme Sciences Po-HEC a été créé en 2008 et permet à des étudiants en master, ayant fait leur premier cycle à Sciences Po ou à HEC, de suivre un cursus en trois ans, dont une année à HEC, une année à l’IEP, et une année en stage, la moitié dans le public, l’autre dans le privé. Aujourd’hui, les frais de scolarité de ces étudiants sont intégralement alignés sur le barême HEC, même en ce qui concerne l’année passée à Sciences Po. A moins d’être boursier, ils doivent donc débourser 13.400€ (promo 2014) ou 11.900€ (promo 2015) pour chacune des deux années académiques, quels que soient les revenus de leurs parents. En 2008, au moment de la signature de la convention avec HEC, Sciences Po a négocié un accord sur les frais d’inscription qui a permis à l’établissement de toucher plus d’argent qu’il n’aurait dû en faisant payer des “frais HEC” à des étudiants de Sciences Po. Aujourd’hui caduque, cette convention est sur le point d’être renégociée avec HEC.

Nous demandons la dégressivité des frais d’inscription pour ces étudiants, maintenant!

Les étudiants du double-diplôme, soutenus par l’UNEF dans leur demande, exigent l’application de la dégressivité du calcul de leurs frais d’inscription, pour la dernière année de leur cursus, qui se déroule exclusivement à Sciences Po. Nous voulons un engagement maintenant de la direction pour que cette dégressivité soit appliquée pour la promo 2014 et les suivantes.

Nous demandons une renégociation de la convention avec HEC qui bénéficie réellement aux étudiants

Dans le cadre de la nouvelle négociation de convention qui aura lieu entre Sciences Po et HEC, nous demandons que celle-ci bénéficie aux étudiants, et donc que la dégressivité des frais d’inscription soit mise en place pour les trois années du master. Ce type de sélection sur le portefeuille est inacceptable, d’autant plus qu’il augmente le risque pour les étudiants de devoir s’endetter pour financer leurs études, voire d’être obligé de se salarier, ce qui est incompatible avec le suivi d’un master et multiplie les risques d’échec.

De manière générale, nous voulons une clarification des règles s’appliquant aux différents masters

Cette situation ne sort malheureusement pas de nulle part. En créant des double-diplômes et Ecoles sans aucune régulation, Sciences Po met en place de nouvelles structures dans lesquelles les règles générales appliquées aux autres masters ne s’appliquent plus. A la PSIA les étudiants n’ont pas accès aux mêmes cours de tronc commun que les autres masters, à l’Ecole de la Communication Sciences Po a cherché à mettre en place une sélection que l’UNEF a combattue. Il est nécessaire que les différents organes de décisions puissent garder un oeil sur les maquettes pédagogiques, y compris en master, et sur les modalités d’admission en master. Il faut également lutter pour l’égalité des étudiants face aux politiques de frais d’inscription : aucun master ou douple-diplôme effectué à Sciences Po ne doit sortir du barême de calcul des frais d’inscription qui s’y appliquent. Les partenariats avec d’autres établissements de l’enseignement supérieur ne doivent en aucun cas être pretextes à une hausse des frais d’inscription pour les étudiants concernés.

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