Monsieur le directeur, on ne ment pas aux étudiants !

Le budget prévisionnel pour l’année 2014 a été communiqué aux élus du Conseil de Direction (CD). Les élus UNEF se sont rendus compte que la direction prévoit une hausse des frais d’inscription (3% en moyenne par tranche, jusqu’à +400 euros). Les frais d’inscription augmenteraient de 7,1% en volume total, notamment du fait du gel du barème des tranches. Or, Frédéric Mion s’est engagé à deux reprises à ne pas augmenter les frais d’inscription durant son mandat :

–       Le 28 février 2013, alors qu’il était auditionné en tant que candidat à la direction de Sciences Po par le CD, il déclarait que : « la part des financements issus des droits de scolarité n’est pas non plus amenée à croître, car le montant de ces droits a atteint le maximum supportable. » (extrait du procès-verbal du CD p.14)

–       Après sa nomination, lors d’un entretien à La Péniche  le 9 mai 2013, il confirme : « Il me semble […] qu’on a atteint le maximum de ce qui est aujourd’hui possible en matière de droits de scolarité, mon intention n’est donc évidemment pas de les augmenter » (voir à partir de 0min27 )

C’est donc un engagement phare envers les étudiants et les élus que Frédéric Mion vient de trahir. Cette situation est d’autant plus insupportablequ’elle nous met dans des situations toujours plus difficiles pour financer notre scolarité à Sciences Po. Cette augmentation continue est la conséquence du système de frais d’inscription régressif en fonction du revenu des parents. Si l’IEP se démocratise, et donc compte moins d’étudiants issus de familles aisées, les frais d’inscription doivent augmenter pour combler le manque à gagner. L’UNEF refuse cette fuite en avant.

 Pour s’opposer à cette énième augmentation des frais d’inscription, nous appelons les étudiants à une assemblée générale le jeudi 28 novembre à 17 heures (RDV en Péniche) 

« Gel du barème » 

Le barème de frais d’inscription est divisé en 11 tranches. Tous les ans, du fait de l’inflation, les salaires augmentent, tandis que les seuils du barème restent fixes. Une hausse de salaires entraîne donc mécaniquement  le passage dans la tranche supérieure de frais d’inscription.

Article du Monde 

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *