Résultats des élections : l’UNEF en attente de réaction du directeur

Alors que 70% des étudiants ont voté pour l’UNEF lors des élections étudiantes, faisant le choix du seul syndicat s’étant mobilisé contre l’augmentation des frais d’inscription et portant le projet de démocratisation de Sciences Po, nous nous étonnons de l’absence de réaction de Frédéric Mion : 10 jours après les résultats, l’UNEF n’a toujours pas été convoquée, contrairement à la pratique habituelle.

Après ne pas avoir appelé les étudiants à prendre part au vote lors de l’envoi des professions de foi, c’est un second mépris de la démocratie étudiante que semble manifester le directeur. Au-delà du manque de respect que cela constitue envers les étudiants et leurs représentants, il s’agit d’une attitude irresponsable au vu des sujets qui devront être traités au cours des mois à venir.

La réforme des statuts, qui vient répondre à un an de crise de Sciences Po, ne pourra être menée à bien sans l’approbation des élus étudiants. Le financement de Sciences Po, dans un contexte de pénurie budgétaire dans l’enseignement supérieur et d’un système de frais d’inscription à bout de souffle, appelle à une réflexion collective sur la manière de lutter contre le désengagement de l’Etat. La réforme de la commission de suivi social, portée par l’UNEF et maintenant sur les rails, doit concrétiser ses promesses, ainsi que celle de la certification du niveau de langues.

Comme elle l’a démontré par le passé, l’UNEF est un interlocuteur sérieux, pragmatique, souvent à l’initiative. Sa légitimité renouvelée à l’occasion des élections ne peut être ignorée par Frédéric Mion. Alors que les premiers conseils de cette nouvelle mandature ainsi que les premiers groupes de travail du semestre approchent, nous continuerons à être force de proposition pour défendre les droits des étudiants et améliorer leurs conditions d’études.

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