Concours 2014 : pour un pas supplémentaire vers la démocratisation !

Ce weekend se tiennent les épreuves écrites du concours de Sciences Po, dans sa version nouvelle suite à la réforme votée par les conseils en 2012 et appliquée pour la première fois en 2013.

Alors que le rapport du sociologue Vincent Tiberj en 2011 pointait de fortes inégalités à l’entrée de Sciences Po (à résultat équivalent au bac, un candidat issu des CSP – avait deux fois moins de chances de réussir qu’un candidat issu des CSP +), l’UNEF s’était saisie de l’ouverture d’une réforme pour faire avancer la démocratisation de l’IEP.

Suite à une campagne militante et un travail de fond avec la réalisation d’un dossier, nombre de nos revendications ont abouti. Alors que le concours se tient désormais en fin février- début mars (contre fin juin auparavant), l’UNEF a obtenu que l’épreuve dite de « culture générale » ne soit pas maintenue, afin de ne pas créer une inégalité entre ceux pouvant se payer une prépa privée pour y être préparés et ceux devant se contenter des quelques mois de philosophie suivis au lycée. C’est également sous la pression de l’UNEF que le coefficient de l’épreuve de langue, la plus discriminante selon le rapport Tiberj, a été divisé par deux, et que l’oral de langues étrangères, initialement prévu, n’a pas été mis en place.

L’UNEF s’est également battue pour que l’accès même au concours soit le plus égalitaire possible : c’est ainsi qu’ont été ouverts les centre d’examens à Nancy, Poitiers ou encore en Martinique, Guadeloupe ou à la Réunion, afin de réduire les frais du passage du concours. L’UNEF a également obtenu le maintien du remboursement des frais du concours pour les boursiers du secondaire et du supérieur, rétroactivement. Enfin, nous avons poussé pour qu’un maximum de candidats soient exonérés des épreuves écrites ; grâce à l’ensemble de ces victoires, c’est le coût du concours (déplacement – hébergement – frais d’inscription) qui recule, et la possibilité pour un maximum de candidats de se présenter à Sciences Po indépendamment de leur condition financière.

L’UNEF demande qu’un nouvel état de la démocratisation de Sciences Po soit fait à l’issue de la session 2014, sur le modèle du rapport Tiberj de 2011, afin d’identifier les biais sociaux demeurant dans le concours. Nous revendiquons l’ouverture de davantage de centres d’examen, en province et dans les DROM COM, à l’image du concours commun des IEP de province, ainsi que la multiplication des conventions CEP et des exonérations d’épreuves écrites. Deux ans après la dernière réforme, il est temps d’envisager un nouveau temps de la démocratisation de l’IEP : l’origine sociale ne doit pas déterminer le choix des études.

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