Une circulaire pour défendre les droits des étudiant-e-s en césure : Sciences Po doit l’appliquer !

Le 22 juillet 2015, le ministère de l’éducation national a publié une circulaire concernant la mise en place de l’année de césure dans les établissement d’enseignement supérieur. Cette circulaire, très attendue par l’UNEF, permet de fixer un cadre juridique pour protéger les étudiant­-e-­s en césure et faire en sorte que cette expérience extra­curriculaire se fasse dans leur intérêt.

A Sciences Po, l’année de césure est une pratique assez courante et conseillée mais les étudiant­-e-­s se heurtent à de nombreux obstacles, notamment financiers, lorsqu’ils/elles souhaitent partir en césure.

L’année de césure est un outil d’émancipation individuelle qui doit permettre aux étudiant-­e-­s de développer un projet, et d’acquérir de nouvelles connaissances qui devront être valorisées. En cela, l’UNEF est très attachée à ce que la césure soit accessible à toutes et à tous et c’est pour cela que l’UNEF demande, depuis de nombreuses années, à ce que les étudiant-e-­s en année de césure bénéficient d’une exonération totale des frais de scolarité.

La circulaire césure publiée en juillet répond en partie à cette revendication. Lorsqu’aucun accompagnement pédagogique ne sera fournit par l’établissement, une exonération totale des frais d’inscriptions (hors sécurité sociale étudiante) devra être appliquée. Cette circulaire précise aussi que tout­-e étudiant-­e doit être en droit de refuser un accompagnement pédagogique.

Attention cependant, cette obligation d’exonération des frais d’inscriptions ne s’applique pas pour les étudiant­-e-­s effectuant un stage conventionné durant leur année de césure. Les stages en césure s’inscrivent dans le cadre de la loi dite “stages” de 2014 (non respectée par Sciences Po), et doivent donc être inscrits d’un volume minimale de 200h pédagogiques par an.

Ci dessous un schéma afin de comprendre plus facilement :

césure

Sciences Po ne fournit actuellement aucun accompagnement pédagogique aux étudiant­-e-­s en césure en stage, se mettant ainsi en situation de non-­conformité avec la loi stage de juillet 2014, il en est de même pour les stages en troisième année.

L’UNEF Sciences Po demande à ce que des groupes de travail soient mis en place, en incluant les élu­-e-­s étudiant­-e-­s, afin de réfléchir à l’installation d’un réel dispositif d’accompagnement pédagogique pour les étudiant­-e-­s partant en stage.

L’inscription des stages dans un volume pédagogique minimal permet aux étudiant­-e-­s d’avoir une perspective plus complète sur leur stage et d’assimiler au mieux les compétences et les connaissances. Cela permet aussi de s’assurer du respect des droits des stagiaires

Une véritable réflexion doit être menée pour trouver les moyens de faire appliquer la loi stage à Sciences Po, dans l’intérêt des étudiant-e-s. Sciences Po ne peut en aucun cas déroger à la loi.

Nous exigeons que l’école se mette le plus rapidement possible en conformité avec la loi stage et la circulaire césure, sans que cela ait quelconque répercussion sur les frais d’inscriptions, dont l’augmentation doit être gelée pour tout­e­s les étudiant­-­-s

L’UNEF restera vigilante afin que ce dispositif permette réellement l’émancipation de toutes et tous les étudiant­-e-s.

 

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