L’UNEF soutient le collectif des enseignants vacataires

Récemment, les enseignants vacataires de langue de Sciences Po se sont vus interdire d’enseigner dans plus de deux cours par semaine. Contre cette idée d’être des enseignants “jetables”, les professeurs de langue se sont engagés dans un mouvement pour la création d’un nouveau statut enseignant qui remplacerait celui de vacataire, aujourd’hui utilisé de manière abusive par l’administration de Sciences Po. L’UNEF affirme sa solidarité avec ce mouvement.

En effet, les enseignants de langue à Sciences Po ont actuellement un statut ne leur donnant droit qu’à un emploi précaire (aucune sécurité de l’emploi, une rémunération moindre, pas de congés payés…). L’administration, en n’avertissant les enseignants vacataires des suppressions de cours qu’à la dernière minute et en refusant d’accorder des contrats de travail, nie la reconnaissance économique et symbolique qui est due à ces enseignants de par leur implication.

Cette situation précaire des enseignants de langue n’est pas sans conséquence sur la formation des étudiants ! En effet le statut instable de vacataire ne donne pas les moyens aux enseignants de prévoir un cours sur le long terme qui s’adapterait aux besoins des étudiants ou de s’inscrire réellement dans le projet pédagogique de Sciences Po, ceci alors même que les langues sont un des outils fondamentaux de notre formation. De plus, la limitation d’heures de cours que peut effectuer un enseignant vacataire sur un semestre diminue l’offre de cours proposée aux étudiants.

L’UNEF s’inquiète des conséquences des difficultés rencontrées par les enseignant vacataires sur nos formations : nous exprimons donc notre solidarité aux enseignants de langue qui revendiquent la création d’un nouveau statut. Cela permettrait de diminuer le nombre d’emplois précaires à Sciences Po, d’apporter une reconnaissance aux enseignants de langue mais aussi d’améliorer la qualité de nos formations. Le groupe de travail sur les enseignements de langue de ce semestre sera l’occasion de souligner ce point.

Pour exprimer votre solidarité avec les enseignants de langue: signez la pétition !
http://www.petitions24.net/les_enseignants_jetables_de_sciences-po

Concours 2014 : pour un pas supplémentaire vers la démocratisation !

Ce weekend se tiennent les épreuves écrites du concours de Sciences Po, dans sa version nouvelle suite à la réforme votée par les conseils en 2012 et appliquée pour la première fois en 2013.

Alors que le rapport du sociologue Vincent Tiberj en 2011 pointait de fortes inégalités à l’entrée de Sciences Po (à résultat équivalent au bac, un candidat issu des CSP – avait deux fois moins de chances de réussir qu’un candidat issu des CSP +), l’UNEF s’était saisie de l’ouverture d’une réforme pour faire avancer la démocratisation de l’IEP.

Suite à une campagne militante et un travail de fond avec la réalisation d’un dossier, nombre de nos revendications ont abouti. Alors que le concours se tient désormais en fin février- début mars (contre fin juin auparavant), l’UNEF a obtenu que l’épreuve dite de « culture générale » ne soit pas maintenue, afin de ne pas créer une inégalité entre ceux pouvant se payer une prépa privée pour y être préparés et ceux devant se contenter des quelques mois de philosophie suivis au lycée. C’est également sous la pression de l’UNEF que le coefficient de l’épreuve de langue, la plus discriminante selon le rapport Tiberj, a été divisé par deux, et que l’oral de langues étrangères, initialement prévu, n’a pas été mis en place.

L’UNEF s’est également battue pour que l’accès même au concours soit le plus égalitaire possible : c’est ainsi qu’ont été ouverts les centre d’examens à Nancy, Poitiers ou encore en Martinique, Guadeloupe ou à la Réunion, afin de réduire les frais du passage du concours. L’UNEF a également obtenu le maintien du remboursement des frais du concours pour les boursiers du secondaire et du supérieur, rétroactivement. Enfin, nous avons poussé pour qu’un maximum de candidats soient exonérés des épreuves écrites ; grâce à l’ensemble de ces victoires, c’est le coût du concours (déplacement – hébergement – frais d’inscription) qui recule, et la possibilité pour un maximum de candidats de se présenter à Sciences Po indépendamment de leur condition financière.

L’UNEF demande qu’un nouvel état de la démocratisation de Sciences Po soit fait à l’issue de la session 2014, sur le modèle du rapport Tiberj de 2011, afin d’identifier les biais sociaux demeurant dans le concours. Nous revendiquons l’ouverture de davantage de centres d’examen, en province et dans les DROM COM, à l’image du concours commun des IEP de province, ainsi que la multiplication des conventions CEP et des exonérations d’épreuves écrites. Deux ans après la dernière réforme, il est temps d’envisager un nouveau temps de la démocratisation de l’IEP : l’origine sociale ne doit pas déterminer le choix des études.

Résultats des élections : l’UNEF en attente de réaction du directeur

Alors que 70% des étudiants ont voté pour l’UNEF lors des élections étudiantes, faisant le choix du seul syndicat s’étant mobilisé contre l’augmentation des frais d’inscription et portant le projet de démocratisation de Sciences Po, nous nous étonnons de l’absence de réaction de Frédéric Mion : 10 jours après les résultats, l’UNEF n’a toujours pas été convoquée, contrairement à la pratique habituelle.

Après ne pas avoir appelé les étudiants à prendre part au vote lors de l’envoi des professions de foi, c’est un second mépris de la démocratie étudiante que semble manifester le directeur. Au-delà du manque de respect que cela constitue envers les étudiants et leurs représentants, il s’agit d’une attitude irresponsable au vu des sujets qui devront être traités au cours des mois à venir.

La réforme des statuts, qui vient répondre à un an de crise de Sciences Po, ne pourra être menée à bien sans l’approbation des élus étudiants. Le financement de Sciences Po, dans un contexte de pénurie budgétaire dans l’enseignement supérieur et d’un système de frais d’inscription à bout de souffle, appelle à une réflexion collective sur la manière de lutter contre le désengagement de l’Etat. La réforme de la commission de suivi social, portée par l’UNEF et maintenant sur les rails, doit concrétiser ses promesses, ainsi que celle de la certification du niveau de langues.

Comme elle l’a démontré par le passé, l’UNEF est un interlocuteur sérieux, pragmatique, souvent à l’initiative. Sa légitimité renouvelée à l’occasion des élections ne peut être ignorée par Frédéric Mion. Alors que les premiers conseils de cette nouvelle mandature ainsi que les premiers groupes de travail du semestre approchent, nous continuerons à être force de proposition pour défendre les droits des étudiants et améliorer leurs conditions d’études.

Rassemblement contre l’extrême-droite – Appel unitaire

Contre Wallerand de St Just : non au FN à Sciences Po !

Sciences Po, en tant qu’établissement d’enseignement supérieur, appartient avant tout aux étudiant-e-s. Face à la venue de  Wallerand de St Just, candidat du Front national aux élections municipales de Paris, nous faisons le choix d’exprimer notre opposition à ce parti et à ses idées : le racisme, l’homophobie, le sexisme, la haine de l’autre ne sont pas des opinions. Dès lors, ils ne doivent pas être débattus, mais combattus. Nous nous rassemblons donc pour rappeler à Wallerand de St Just que l’extrême-droite n’a pas sa place à Sciences Po.

 Aujourd’hui à 16h en Péniche, rejoignez-nous !

Wallerand de St Just ou l’extrême-droite violente et intégriste

  • Etudiant, il prend part aux actions violentes du GUD, le Groupe Union Défense, connu notamment pour ses ratonnades et son négationnisme.
  • En 1974, il participe à «la reprise de Saint-Nicolas-du-Chardonnet». Il rejoint ensuite le mouvement Chrétienté et Solidarité de Bernard Antoine, qui a pour objectif la rechristianisation de l’Europe et le retour au catholicisme originel.
  • Avocat de profession, il a le secours de la veuve et de l’orphelin chevillé au corps : il est le défenseur attitré de l’extrême-droite en délicatesse avec la justice, et défend par exemple Patrick Binder lors de deux procès pour « provocation à la discrimination et diffamation raciale». Ce dernier avait entre autres comparé l’immigration à une « colonisation musulmane ». Il se fait un plaisir de défendre également les milices libanaises (en la personne de Samir Geaga), ou des criminels serbes au Tribunal Pénal International de La Haye.
  • Il est membre du Bureau politique – principale instance dirigeante – du FN depuis 2005, et trésorier national. Il entretient par ailleurs des liens privilégés avec d’autres organisations de l’extrême-droite la plus dure, notamment avec l’Action française (royaliste et nationaliste), dont il a investit l’un des membres à la candidature à la mairie du 4e arrondissement.

Le FN à Paris : la déclinaison municipale de l’extrême-droite

Dans son programme pour les élections municipales, Wallerand de St Just décline l’idéologie raciste, sexiste, homophobe et réactionnaire du Front national :

  • Il souhaite mettre fin “aux gaspillages innombrables comme les subventions aux associations ainsi qu’aux aides aux immigrants clandestins”
  • Il souhaite faire la chasse aux pauvres en multipliant les arrêts anti-mendicité
  • Il souhaite que les mères aient à rendre des services en échange de la garde de leurs enfants, faisant reposer la charge de la garde de l’enfant sur la mère et rompant avec le service public de crèches et garderies
  • Il souhaite mettre fin aux subventions aux associations LGBT, “militants hostiles à la famille”

 Un parti, une histoire, une stratégie : le renouveau de l’extrême-droite

Le FN est une création de l’organisation fasciste Ordre Nouveau (ON) dont François Brigneau et Alain Robert (deux des six membres fondateurs du FN) étaient des dirigeants. Née en 1969, Ordre Nouveau appelait au « grand nettoyage » pour que la « France revienne aux Français ». Au début des années 1970, Ordre Nouveau adopte une stratégie pour sortir l’extrême-droite française de la marginalité qui dure depuis la chute du régime de Vichy en 1944 et pour permettre, à moyen terme, l’instauration d’un régime fasciste en France. Cette stratégie est celle d’un « front » qui rassemblerait toutes les familles d’extrême-droite françaises. Le chef d’orchestre de cette stratégie est François Duprat, un des dirigeants d’Ordre Nouveau. Ceci donne naissance au Front national. Mais  la stratégie du Front n’est pas seulement l’union des nationalistes, elle est également une entreprise de « respectabilisation » afin de dissimuler le but final et de gagner plus facilement le peuple. Le 6 juin 2013, lendemain de l’assassinat de Clément Méric, Florian Philippot déclare « tandis que la dédiabolisation est achevée dans le peuple, c’est désormais la quête du pouvoir qui doit être l’objectif majeur pour traduire dans le réel notre domination idéologique. ».

Signataires :

  • EELV
  • Front de Gauche
  • GARçES, collectif féministe
  • MJS
  • PS
  • Solidaires EtudiantEs
  • UNEF

Pour remettre les étudiants au coeur de Sciences Po, je vote UNEF !

Réforme des statuts : place à la démocratie

Portée par l’UNEF à l’occasion de la crise de succession du directeur, une réforme des statuts a été annoncée par Frédéric Mion et sera votée prochainement par les conseils. Le manque de démocratie à Sciences Po a montré ses conséquences, dénoncées par la Cour des Comptes. A l’occasion de cette réforme des statuts, l’UNEF revendique donc :

– la présence d’élus étudiants au Conseil d’administration de la FNSP, qui vote le budget et contrôle son application

– une place plus grande faites aux élus dans les conseils face aux membres nommés

– un rôle accru de la commission paritaire dans les questions pédagogiques

Masters et délocs : pas de zone de non-droit !

Alors que les les écoles de master et les campus délocalisés se développent, les retours sur les droits étudiants sont de plus en plus remis en cause : menace de retour sur le nombre d’absences autorisées en langues à Poitiers, choix de troncs communs limités à la PSIA… L’UNEF revendique que chaque dérogation au droit commun soit votée par les conseils de Sciences Po, qui y sont dédiés, afin qu’un contrôle démocratique s’exerce et que l’intérêt des étudiants soit respecté.

De nouveaux moyens pour nos assos !

La vie associative est une des forces de la vie étudiante de Sciences Po, permettant de faire vivre l’établissement et à chacun de réaliser ses projets. Suite à la réunion organisée au premier semestre avec les responsables associatifs, l’UNEF a pu faire émerger des revendications pour améliorer la vie associative :

– Mettre en place des ateliers de formation (juridique, trésorerie, communication…) à destination des responsables associatifs à Paris ainsi que dans les délocs (notamment pour les projets co)

Redonner aux assos leur place dans la newsletter pour communiquer sur leurs évènements

– Créer un espace de discussion entre assos de Paris et des délocs pour favoriser leur collaboration

Elections syndicales : mardi 4 et mercredi 5 février

Où voter ? A Paris : de 10h à 20h au 13 rue de l’Université au premier étage

Comment ? Avec ta carte étudiante

Pour une pédagogie rendant les étudiants plus autonomes, je vote UNEF !

A travers sa campagne participative sur la pédagogie, vous avez dénoncé les incohérences du système pédagogique de Sciences Po. L’UNEF revendique donc :

– une harmonisation des travaux et du contenu des conférences d’un même cours pour que chacun soit égal devant l’examen et un sujet commun à tous lors des galops

– l’encadrement de la note de galop à un tiers de la note de conférence pour que cet examen reste un entraînement et pas une sanction

– l’organisation de rattrapages pour tous les cours fondamentaux

– la facilitation d’échange de cours suite aux IPs via une plateforme dédiée

Certification du niveau d’anglais : permettre à tous d’être remboursés !

Alors qu’actuellement, les étudiants sont obligés de repasser l’IELTS en master 2 pour être diplômés (et en sont remboursés, grâce à l’action de l’UNEF), les étudiants souhaitant partir dans une université anglophone en 3A sont obligé de passer cet examen, sans être remboursés. Parce que nous pensons que la 3A ne doit pas être conditionnée par des contraintes financières, l’UNEF propose que les étudiants de 2A puissent se faire rembourser de l’IELTS en 2A et n’aient pas à le repasser en master, avec la possibilité d’obtenir une certification interne de Sciences Po.

La césure, c’est mon choix !

Alors que faire une année de césure est un élément important dans le parcours des étudiants, ceux-ci ne sont pas autonomes dans leur choix. Pédagogiquement, les étudiants sont souvent “orientés” par leurs responsables pédagogiques à en faire ou pas ; in fine, ce ne sont pas eux mais ces mêmes responsables qui décident pour eux. Financièrement, le fait de devoir payer 25% des frais d’inscription pour une année supplémentaire est un obstacle important. L’UNEF revendique donc la liberté de choix face à la césure et l’exonération des frais d’inscription pour l’année.

Pour de meilleures conditions d’études

Face au manque de places en bibliothèque et après avoir obtenu l’ouverture de l’amphi Boutmy lorsqu’il n’accueille pas de cours, l’UNEF revendique la mise en place d’un planning des salles libres pour que les étudiants puissent y travailler, notamment pour les travaux en groupe, les projets collectifs et les réunions des associations.

Pour la reconnaissance du statut de l’étudiant salarié

Alors que de plus en plus d’étudiants sont contraints de se salarier pour financer leurs études, peu d’aménagements sont prévus pour ceux qui se retrouvent dans cette situation. L’UNEF revendique donc la création d’un statut de l’étudiant salarié donnant droit à plusieurs garanties :

– Accès préalable aux inscriptions pédagogiques pour avoir un emploi du temps adapté à leurs contraintes

– Dispense d’assiduité aux conférences de méthodes et possibilité de passer en contrôle terminal

Pour un meilleur accueil des étudiants

Alors que l’information et l’intégration sont des facteurs clés de la réussite, Sciences Po n’assure pas le service minimum pour les nouveaux arrivants. Nous revendiquons la gratuité du Welcome Program pour les étudiants étrangers (contre 250€ aujourd’hui) et un dispositif d’accueil spécifique pour les primo-entrants en master.

Elections syndicales : mardi 4 et mercredi 5 février

Où voter ? A Paris : de 10h à 20h au 13 rue de l’Université au premier étage

Comment ? Avec ta carte étudiante

 

Contre l’augmentation du coût des études, je vote UNEF !

Victoires de l’UNEF en 2013 :

– Réduction de l’augmentation des frais d’inscription de 3% à 1,3% grâce à notre mobilisation

– + 200 millions de bourses nationalement : revalorisation et création des échelons 0bis et 7

– Versement du complément de bourse de 75% aux nouveaux échelons grâce à nos 1900 pétitions ; suppression de la nécessité de rester dans les 50% des meilleurs de la promo pour conserver les bourses Boutmy

– Réforme de la commission de suivi social : traitement égalitaire pour toutes les tranches

Un système de financement dangereux

Plus que jamais, le financement de Sciences Po repose sur la capacité des étudiants à payer. D’une part, cela induit l’existence d’une structure sociale d’étudiants pouvant payer des frais d’inscription, à l’encontre de la démocratisation ; de l’autre, cela entraîne le désengagement de l’Etat, trop content de voir Sciences Po se donner ses propres moyens de financement. Face à cette double contradiction, la direction choisit la fuite en avant : l’augmentation infinie du montant des frais d’inscription. Ainsi, elle pousse les étudiants à dépendre toujours plus de leurs parents, du salariat ou de l’endettement.

Alors que les étudiants et leurs familles payent en moyenne deux fois plus depuis 2008 du fait des augmentation successives, l’UNEF s’opposera en 2014 comme en 2013 à toute nouvelle augmentation des frais d’inscription et se battra pour leur gel pluriannuel.

Un système injuste

Organisé en tranches, le système de frais d’inscription contient de nombreux effets de seuils et de palier. Conséquemment, les tranches intermédiaires payent davantage en part de leur revenu que les tranches supérieures ; au sein même des tranches, les inégalités sont flagrantes. De plus, le système est discriminant à l’égard des étudiants étrangers hors-Union Européenne, qui paient automatiquement le maximum des frais d’inscription, quels que soient les revenus de leurs parents. L’UNEF se mobilisera donc pour un système plus juste à travers :

– La linéarisation par le bas des frais d’inscription

L’intégration des étudiants étrangers dans le barème dégressif

Donner à tous les moyens d’étudier

Si l’UNEF a obtenu de nombreuses victoires pour les aides sociales ces derniers mois, la politique d’aide sociale reste encore insuffisante, particulièrement à l’égard de ceux qui en ont le plus besoin. L’UNEF revendique donc :

– Que les bourses Boutmy ne soient plus allouées qu’en fonction d’un critère social pour qu’elles bénéficient à ceux qui en ont le plus besoin

– Que les étudiants autonomes de leurs parents dans les faits puissent saisir la commission de suivi social pour être exonérés de frais d’inscription

– Que le fonds de l’aide à la mobilité soit revalorisé : la 3A ne doit pas être conditionnée par des contraintes financières

Elections syndicales : mardi 4 et mercredi 5 février

Où voter ? A Paris : de 10h à 20h au 13 rue de l’Université au premier étage

Comment ? Avec ta carte étudiante

L’UNEF aux côtés des étudiants tout au long de l’année

Informer

Dès le début de l’année, l’UNEF a été présente au quotidien pour informer les étudiants. C’est ainsi que nous organisons des réunions de pré-rentrée pour les 1A afin de leur présenter le fonctionnement de Sciences Po, les inscriptions pédagogiques, la sécurité sociale étudiante, etc, pour bien commencer l’année universitaire. Nous avons également organisé la “Back from 3A”, une réunion sur la 3A avec des étudiants de master pour apporter aux 2A un retour concret sur leur destination. L’UNEF a également fait une réunion publique sur la réforme des statuts, afin que chacun puisse être informé sur ce qui se passe au sein de Sciences Po.

Défendre

Présente toute la semaine en Péniche et joignable par mail ou facebook, l’UNEF soutient et aide les étudiants au quotidien que ce soit pour des problèmes pédagogiques ou en défendant les étudiants en difficultés financières à la Commission de Suivi Sociale. En 2013, vous avez été plus de 600 à solliciter notre aide.

 

Organiser la solidarité

Prenant acte des difficultés financières, chaque année grandissantes, des étudiants de Sciences Po, l’UNEF organise une bourse aux livres afin de mettre l’éducation et la culture au service de toutes les bourses. En revendant d’occasion leurs livres de cours inutilisés, les étudiants peuvent se constituer un petit pécule pour affronter la rentrée ou acheter de nouveaux livres, tout en permettant aux étudiants des années suivantes d’avoir accès à prix réduits à des manuels parfois hors de prix.

Cette année, c’est plus de 1200 livres qui ont été vendus à la bourse aux livres.

Vie associative

Engagée dans la vie étudiante, l’UNEF a travaillé en collaboration étroite avec les associations étudiantes de Sciences Po que ce soit en participant à des actions communes, avec la création de la Commission de la Vie Etudiante (permettant aux associations d’avoir accès à des subventions supplémentaires) ou encore en organisant une réunion avec les associations pour cibler leurs problèmes communs tel que les problèmes de salles ou d’espace d’affichage.

Sa capacité à être présente quotidiennement aux côtés des étudiants, l’UNEF le doit à la confiance que lui accorde les étudiants. De l’action collective découle des avantages individuels pour tous.

L’UNEF : le choix d’une démarche syndicale

L’UNEF fait le choix de porter une démarche syndicale au service des étudiants. Notre force réside dans notre capacité à mobiliser les étudiants pour engager un rapport de force puis négocier des avancées pour les droits des étudiants avec l’administration, localement, ou le gouvernement, nationalement.

 

Forte de 7 élus sur 8 en Conseil de Direction et en Commission Paritaire et de l’ensemble des sièges en Conseil Scientifique, l’UNEF Sciences Po peut pleinement y porter son expertise du milieu étudiant. Depuis des années, les élus de l’UNEF portent les revendications des étudiants dans les conseils et les groupes de travail, en étant le seul syndicat présent systématiquement à chacune de ces réunions.

 

Nos interventions et nos votes en Conseil s’articulent avec notre action au quotidien auprès des étudiants. Nous avons ainsi rejeté les budgets successifs de Sciences Po, dénonçant sans relâche les choix financiers opérés par la direction : entre hausse des frais d’inscription et dépenses parfois injustifiées.

 

C’est ainsi que l’UNEF Sciences Po mobilise les étudiants par des moyens variés : photos, lettre ouverte, happenings ou encore Assemblées Générales. La capacité de l’UNEF à obtenir des victoires dans les conseils c’est avant tout sa capacité à impliquer les étudiants dans la gestion de Sciences Po pour faire entendre raison à la direction lorsqu’elle prend des décisions allant à l’encontre de l’intérêt des étudiants.

Frais d’Inscription : une mobilisation efficace

Le 26 Novembre 2013, Frédéric Mion présentait son projet de budget pour l’année 2014 dans une note aux élus du Conseil de direction. Dans ce budget, les élus UNEF constatent une hausse de 3% en moyenne des frais d’inscriptions payés par les étudiants. Cette proposition injuste allait à l’encontre des promesses faites par Frédéric Mion, alors candidat à la succession de Richard Descoings, devant le conseil de direction le 28 février où il déclarait alors que le montant des droits de scolarités avaient « atteint le maximum supportable ». Ce projet était également inutile car le budget présentait un excédent de 1,8 million d’euro alors que cette hausse des frais d’inscription n’en rapportait que 650 000, et que l’augmentation mécanique du montant issu des frais d’inscription (du fait du nombre supplémentaire d’étudiants) dégageait déjà 3 millions d’euros supplémentaires.

Condamnant cette hausse qui constituait une nouvelle charge pour les étudiants et leur famille, l’UNEF décide de lancer alors une campagne à Paris comme dans les campus délocalisés. Le 28 Novembre, elle organise une Assemblée Générale en Boutmy, qui rassemble plus de 100 étudiants afin d’organiser collectivement la mobilisation. En moins de 7h, la lettre ouverte recueille pas moins de 1000 signatures tandis que les happenings de l’UNEF en Péniche contribuent à sensibiliser les étudiants.

Face à cette opposition des étudiants, Frédéric Mion propose devant la commission des Finances une réduction de la hausse des frais d’inscription qui passe alors de 3% à 1,3%. Alors que les examens approchent, l’UNEF poursuit les rassemblements, avec notamment une Cérémonie de remise de Chèque à Frédéric Mion le 6 Décembre 2013 avant de lui remettre la lettre ouverte ayant recueilli plus de 2000 signatures.

 

Le 9 décembre 2013, le Conseil de Direction de l’IEP donne un avis favorable au budget malgré l’opposition de l’UNEF. Le lendemain, alors que le budget devait être définitivement voté par le Conseil d’Administration de la FNSP, l’UNEF et les étudiants empêchent la tenue de cette réunion et obtiennent son report. Convoqué en urgence le 17 décembre 2013 en pleine période d’examens, le Conseil d’Administration entérine la hausse de 1,3% des frais.

 

La mobilisation des étudiants aura donc permis de baisser cette augmentation de moitié. Elle aura aussi permis des avancées sur les bourses Boutmy le droit de garder cette bourse (qui vise à baisser les frais d’inscription des étudiants extra-Européens) d’une année sur l’autre ne sera plus conditionné au fait d’être parmi les 50% meilleurs de sa promo, un critère qui mettait en insécurité financière les étudiant. La Commission de Suivi Social sera réformée : elle permettra à tous les cas particuliers de s’y présenter, les inégalités de traitement en fonction des tranches seront supprimées, et les étudiants étrangers verront leur saisine élargie.

 

Alliant mobilisation et recherche de débouchés concrets, la démarche choisie par l’UNEF a permis, malgré l’entêtement de la direction d’obtenir des avancées réelles pour les étudiants.