SciencesPo2013

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Il y a quelques semaines, Richard Desoings a proposé un (énième!) « ajustement » des droits de scolarité, qui correspond en fait à leur augmentation très massive (de telle sorte que la contribution moyenne des étudiants passera de 2600 Euros à 4000 Euros). Dans le document « Sciences Po : Objectif 2013« , envoyé à tous les étudiants et disponible sur internet (voir ici le blog), dix pages d’argumentaires sont developpées pour expliquer quelles fantastiques réformes transformerons Sciences Po dans les 10 prochaines années, et pourquoi celles ci ne peuvent être realisées qu’en ponctionnant un peu plus les étudiants.

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Ainsi, à peine 4 ans après la dernière réforme des frais d’inscription, Richard Descoings en est venu a cette évidence: ce modèle de financement, qui fait reposer une part de plus en plus importante du coût des études sur les étudiants eux mêmes n’est pas viable. Et comme l’avait denoncé l’UNEF il y a quatre ans, les frais d’inscription augmentent de nouveau pour reéquilibrer un désengagement progressif de l’Etat, désengagement lui-même provoqué par cette « privatisation » du coût des études. C’est donc la logique même de cette réforme qui est dangereuse, parce qu’elle fait reposer le financement de Sciences Po sur la perpétuation d’une structure sociale où dominent largement les classes les plus favorisées (toute démocratisation de la composition sociale de l’IEP entrainant un déséquilibre financier majeur, par le jeu de la progressivité des frais d’inscription), et légitime ainsi un désengagement de l’Etat, comme notre note d’analyse tente de le démontrer.

De plus, sur les nombreuses promesses déployées par l’administration pour « faire avaler la pilule » aux étudiants, la plupart sont floues. D’autres ont deja été faites. Certaines sont irréalistes, voire mensongères. Toutes sont faites pour masquer la vraie nature de la réforme: une augmentation massive des frais d’inscription, dictée par l’idée -fausse- que la valeur d’un diplôme est strictement égale a son coût.

Vous pouvez découvrir dans les pages ci-dessous l‘analyse que l’UNEF porte sur ce projet, ses revendications ainsi que les initiatives lancées pour le faire reculer.